GRAINE Aquitaine
Bibliothèque Votre espace
Cliquez ici pour publier / modifier vos fiches : acteur, outil, formation, événement, etc...

Economie Sociale et Solidaire

"Le terme d’Economie sociale et solidaire regroupe un ensemble de structures qui reposent sur des valeurs et des principes communs : utilité sociale, coopération, ancrage local adapté aux nécessités de chaque territoire et de ses habitants. Leurs activités ne visent pas l’enrichissement personnel mais le partage et la solidarité pour une économie respectueuse de l’homme et de son environnement. Le modèle économique de l’ESS est au service de la société et du citoyen."

Source : Le Labo de l'ESS

Un panorama de l’ESS en Aquitaine

L’Economie Sociale et Solidaire est à la fois très présente autour de nous et peu visible dans un système économique, et donc statistique, qui fonctionne très majoritairement, comme la plupart des politiques publiques, en privilégiant une lecture et des interventions par secteurs (transports, agriculture, santé, etc.), plus que par la structure, le mode d’organisation et le statut des entreprises, encore moins par les valeurs auxquelles elles s’attachent ou la question de l’utilité sociale. Mais si l’on commence par faire un «panorama personnel», on mesure rapidement la place de l’ESS dans nos vies ; et partant dans l’économie, en y retrouvant la typologie des structures et des secteurs : nous avons tous peu ou prou affaire à l’ESS, que ce soit avec une mutuelle (assurance, santé), un lieu culturel où le financement d’une fondation est intervenu, une association sportive, une crèche parentale, une AMAP(1), de l’autopartage, des tickets restaurant, un magasin coopératif.

L’ESS est donc présente en Aquitaine :

  • via la typologie de ses structures : 11 000 établissements employeurs, dans 8824 associations (80,9 %), 1 612 coopératives (14,9%), 425 mutuelles, 36 fondations. Comparées à l’ensemble de la France, les coopératives, du fait du secteur agricole, y sont un peu plus nombreuses, et les associations et fondations légèrement moins nombreuses.
  • via ses salariés-es : 119 000 emplois, dont 89 876 dans les associations (75 % des emplois ESS), 18 385 dans les coopératives (15 %), 7 428 dans les mutuelles, 3 238 dans les fondations. Ils ont ici les mêmes caractéristiques qu’ailleurs, tant du point de vue du nombre d’emplois à temps partiel (métiers de l’animation, de l’aide à domicile), du taux d’emploi féminin important, des rémunérations dans les fourchettes basses, des cadres à renouveler. L’emploi associatif, qui domine largement, représente au niveau régional 9,8% de l’emploi privé (avec des variations départementales de 7,3 % dans les Landes à 12,1% dans le Lot-et- Garonne). Le secteur social avec 55,5 % y est plus important qu’au niveau national (50,2%).
  • dans la diversité des secteurs qu’elle occupe. En France, elle est inscrite en premier lieu dans l’action sociale (63 % des entreprises du secteur), les sports et loisirs (56%), l’activité financière et d’assurance (30%), les arts et spectacles (29%), l’enseignement ; très largement dans les services et peu dans la production.

Et là aussi l’Aquitaine est dans le même ordre de grandeur. Si les chiffres sont globalement homothétiques au regard des densités de populations, il peut y avoir quelques différences liées en partie à l’histoire et aux dynamiques spécifiques des territoires, en partie aux choix politiques des collectivités, à l’importance des «services» délégués au secteur privé marchand ou maintenus dans le secteur public.
Au fil du temps, les différentes structures de l’ESS se sont organisées en réseaux régionaux, que ce soit par secteurs d’activité, par «familles», tels que l’UNAT (tourisme social), le RAMA (culture, musiques amplifiées), GRAINE (éducation à l’environnement vers un développement durable), l’URIOPS (service à la personne), le CROS (sports), le CRAJEP (éducation populaire), le GARIE (insertion par l’activité économique) ou de manière plus transversale par communautés de statuts (l’Urscop, PrefiCRESS). Certaines structures sont impliquées dans plusieurs réseaux.[...]

Extrait de l'article de Bérénice Delpeyrat-Vincent, ancienne Vice-Présidente du Conseil Régional Aquitaine, en charge de l’économie solidaire et de l’innovation sociale.

L’Economie sociale et solidaire : le renouveau d’une utopie

L’ESS définit l’ensemble des entreprises appartenant à des groupements de personnes réunies sur les bases du volontariat, de l’égalité des voix et de la solidarité. Elle se distingue donc à la fois des entreprises publiques, puisqu’elle est de nature privée, de l’économie de proximité, qui réunit les très petites entreprises autour d’un entrepreneur et de l’économie capitaliste, composée des grandes sociétés de capitaux. Réunissant des personnes, l’entreprise d’ESS vise à répondre aux besoins collectifs des personnes. Pour cette raison, elle est fortement enracinée dans les territoires en tant que lieux de vie des personnes.
Cette économie touche de nombreux secteurs d’activités, en particulier : agriculture, artisanat, formation, services sociaux, culture, sport, environnement, épargne et crédit, assurance… Elle est très peu présente dans l’industrie, la principale raison étant que celle-ci exige la mobilisation de nombreux capitaux. Si la force de l’ESS est de réunir des personnes, sa principale faiblesse réside dans sa difficulté à attirer des capitaux.
Pour cette raison, elle est encore fortement dépendante de l’économie dominante. Dans des régions peu industrialisées, elle peut cependant fonder un développement alternatif. Cette idée se répand dans l’essentiel des pays depuis une dizaine d’années. Mais il s’agit plus de la résurgence d’un rêve ancien que d’une nouvelle idée.
Quatre temps pour embrasser le monde
Dès la fin du 18ème siècle, mais surtout à partir de 1830, des ouvriers français se réunissaient sur la base de leurs métiers et donnaient naissance aux premières associations ouvrières de production. Leur objectif était de changer le rapport au travail comme l’indique leur mot d’ordre, «abolition du salariat». L’espace était celui de l’association elle-même, vécue comme une petite république démocratique.
A la moitié du 19ème siècle, des travailleurs anglais se regroupaient pour acquérir à meilleur prix des produits de base. Ils créaient des magasins et fabriquaient leurs propres produits par l’acquisition d’un moulin ou d’un tissage avant de fonder une centrale d’achat. La coopération de consommation était née et allait s’étendre à l’Europe entière en moins de vingt ans. Les mutuelles, caisses d’épargne, associations sociales et culturelles, si nombreuses aujourd’hui, se rattachent à ce modèle : ce sont les usagers et non les salariés qui sont bénéficiaires de l’action du groupement de personnes.

La troisième période est celle qui voit l’accès à l’indépendance des pays de l’hémisphère sud pendant les années 1960. Dans tous les pays, les nouveaux gouvernants souhaitent prendre leur distance avec les deux modèles capitaliste et soviétique et favorisent le développement des associations villageoises et des coopératives agricoles et artisanales. L’internationalisation de l’ESS date de cette période, qui a fait du mouvement coopératif le premier mouvement social mondial, avec aujourd’hui près d’un milliard de membres.
L’Alliance Coopérative Internationale (ACI) devient la première association membre consultative de l’Organisation des Nations Unies. La majorité des associations coopératives sont dans le domaine agricole. Elles jouent un rôle essentiel en faveur de l’agriculture familiale et du maintien en zone rurale de nombreuses populations.
Par le nombre de membres (environ 200 millions) comme par le nombre de groupements (plus de 400 000), les pays comprenant le plus d’entreprises de l’ESS sont l’Inde (près de 200 millions de membres et plus de 400 000 associations coopératives), les Etats-Unis, le Japon (où 500 coopératives de consommateurs réunissent 26 millions de personnes) et l’Indonésie.
La première période a ainsi donné naissance aux coopératives de travail (en France, les Sociétés coopératives de production) et elle est essentiellement française et italienne ; la seconde a suscité l’essor des associations, mutuelles d’usagers et elle est d’abord anglaise puis européenne ; la troisième est agricole et artisanale et d’extension mondiale.[...]

Extrait de l'article de Jean-François Draper, géographe paru dans Plumes d'Orfée "Faire avec, faire ensemble, faire autrement" (février 2015).

Acteurs, Outils et Ressources

Acteurs

Retrouvez tous les acteurs de la thématique dans le répertoire des Acteurs de l'EEDD de la région !

Outils

Retrouvez tous les outils de la thématique dans le répertoire des Outils de l'EEDD de la région !

Bibliothèque / Médiathèque

Véritable bibliothèque en ligne, la base documentaire mutualisée vous donne accès aux ouvrages, documents, outils pédagogiques disponibles dans les centres de ressources suivants : Pour les enfants du Pays de Beleyme, GRAINE Aquitaine, la Réserve Naturelle Géologique de Saucats-La Brède, Education Environnement 64 et le CPIE Littoral Basque.

Structures adhérentes à GRAINE Aquitaine
  • parc izadia
  • Au Fil des Séounes
  • CPIE Pays de Serres-Vallée du Lot
  • Parc naturel régional Périgord-Limousin
  • Office Intercommunal de tourisme de Mimizan
  • office de tourisme d'Arès
  • CREPAQ
  • Ecoacteurs en Médoc
  • Les petits débrouillards aquitaine
  • Association Graine de Forêt
  • Béarn Initiatives Environnement
  • Ligue de l'enseignement de la Dordogne
  • Ligue de l'Enseignement 64
  • Coop'Alpha
  • Itinérances Culturelles Arts et Rencontres
  • Sève Limousin
  • Parc naturel régional des Landes de Gascogne/Maison de la Nature du bassin d'Arcachon
  • Association AREMACS
  • Le Tri cycle enchanté
  • CPIE Médoc
  • Gam'berge
  • ATELIER D'éco SOLIDAIRE
  • CREAQ
  • Réserve Naturelle géologique de Saucats - La Brède
  • Cool'eurs du monde
  • PLACE AUX JARDINS
  • C Koi ça
  • CPIE Littoral basque Euskal itsasbazterra
  • Association Ecosite du Bourgailh
  • Cistude Nature
  • CEN Aquitaine
  • Education Environnement 64
  • CPIE PAYS BASQUE
  • Destination Patrimoine
  • Becalou canoë kayak
  • Fédération SEPANSO
  • L'Auringleta
  • Fédération Départementale des Associations Agréées pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques
  • accro aventures
  • association La Belle Verte
  • Ecocène
  • CPIE du Périgord-Limousin
  • Ligue de l'enseignement des Landes
  • ADICHATS
  • collectif En Jeux Durables
  • Surfrider Foundation Europe
  • CORREZE environnement
  • Association Terre Buissonnière
  • La Ligue de l'enseignement du lot et garonne
  • Ekolo[geek]
  • TANDEM PROD
  • Pour les Enfants du Pays de Beleyme
  • CESEAU
  • Solid'Avenir
  • CPIE Béarn
  • MIFENEC
  • LPO Aquitaine
Voir la liste des structures adhérentes